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Economie

Algérie : Vers la révision du circuit de commercialisation du lait pour une distribution équitable

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Répondant aux interrogations des députés los d’une plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN) concernant la pénurie de cette matière essentielle dans certaines communes, M. Hemdani a indiqué que son département ministériel comptait revoir le circuit de commercialisation de lait, en prenant en compte les spécificités des régions éloignées et les capacités de production des laiteries à travers toutes les communes.

Le ministère aspire à réduire les distances aux distributeurs pour faire baisser les coûts de distribution, tout en évitant d’ouvrir des laiteries rapprochées dans un même lieu, a-t-il précisé. M.Hamdani a salué les démarches du ministère visant à encourager la création d’exploitations pour l’élevage bovin et la création de laiteries, soulignant que les entreprises publiques bénéficient de parts considérables de poudre de lait destinée au lait subventionné qui se vend au prix de 25da/sachet.

Dans ce contexte, le ministre a rappelé les mesures d’urgence prises par l’Etat pour satisfaire les besoins du marché, à travers ‘approvisionnement des laiteries par l’Office national Interprofessionnel du Lait et des produits laitiers (ONIL) en quantités considérables de poudre de lait des laiteries publiques et privées pour satisfaire les besoins du marché.

Le secteur, via l’ONIL, avait mis en place durant le mois de ramadhan dernier qui a coïncidé avec la propagation du coronavirus, plusieurs mesures pour approvisionner 15 laiteries publiques et 102 laiteries privées en matières essentielles pour couvrir la demande sur cet aliment nécessaire, a-t-il rappelé.

Le Groupe Giplait, a-t-il expliqué, a approvisionné les laiteries publiques en une quantité supplémentaire de poudre de lait, estimée à 1.500 tonnes, compte tenu de l’augmentation de la demande sur le lait durant ce mois, ce qui a permis d’accroitre la production de 30%, à partir de la première semaine de Ramadan et de l’ouverture de 90 points de vente.

Il a également fait état de la mobilisation de quantités supplémentaires, estimées à 900 tonnes, lors de la rentrée sociale au profit des laiteries publiques.

 Un comité interministériel pour contrôler la distribution de la poudre de lait

 Afin de mettre un terme à la spéculation sur ce produit subventionné, le ministre a fait savoir que le comité mixte de contrôle de la distribution de lait, composé de représentants des directions du commerce et des services agricoles et de l’Office national interprofessionnel du lait et produits laitiers (ONIL), a doublé les sorties d’inspection en vue de limiter le transfert de la matière de base entrant dans la production de fromages et d’autres produits.

Dans ce contexte, il a fait état de l’existence de plusieurs dépassements par les laiteries ainsi que les détaillants sur l’ensemble du territoire national, relevant la prise de mesures juridiques à l’encontre des opérateurs qui ont violé les termes de l’accord conclu avec l’ONIL, un accord interdisant l’utilisation de la poudre de lait dans la production d’autres produits tels le fromage et les produits laitiers.

Le ministère a tracé des programmes de développement spéciaux pour la promotion de la filière Lait et la réduction de la facture d’importation et ce en encourageant la production du lait frais et son intégration dans le lait pasteurisé, a souligné le ministre.

Pour ce qui est des impôts qui « pèsent sur les agriculteurs » en cette conjoncture exceptionnelle marquée par le stress hydrique et la crise sanitaire, le ministre a fait savoir qu’il plaidait pour l’annulation des impôts aux agriculteurs, estimant que « l’agriculture n’est pas une activité commerciale ».

Répondant à une question sur les conditions d’octroi aux investisseurs privés de terrains relevant aux domaines de l’Etat, M. Hemdani a précisé « dans le cadre du plan national du développement agricole et rural, il est autorisé aux citoyens d’exploiter les domaines forestiers en vue de la mise en valeur des terres arides, la plantation d’arbres fruitiers ainsi que l’élevage de bétail, conformément à un cadre juridique définissant les conditions et les modalités d’exploitation du patrimoine forestier ».

La durée d’exploitation est définie selon la nature de l’activité comme suit : (20) ans pour les activités d’élevage et 40 ans pour les activités liées à la plantation d’arbre, a mis en avant le ministre.

Un cadre réglementaire a été mis en place, définissant les conditions et modalités d’octroi d’autorisations d’exploitation dans le domaine forestier à travers le décret exécutif de 2001permettant aux citoyens de bénéficier de lots de terrain pour les mettre en valeur et y établir des investissements visant à rentabiliser le patrimoine forestier de l’Etat, a-t-il rappelé.

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Economie

France-Pétrole : TotalEnergies voit son pic de production atteint en cours de décennie

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La production de pétrole de TotalEnergies continuera à croître pour atteindre son maximum au cours de la décennie, avant de diminuer, a annoncé mardi le groupe, qui continuera à investir dans les hydrocarbures tout en visant le top 5 mondial des producteurs d’électricité renouvelable.

La production d’hydrocarbures du groupe français devrait progresser d’environ 3% par an d’ici 2026, tirée par le gaz naturel liquéfié (GNL) qui grimperait de 6% par an. Sa production de pétrole «atteindra son pic au cours de la décennie avant de décroître» avant 2030, suivant ses projections de progression de la demande mondiale, ajoute TotalEnergies, qui a présenté sa stratégie lors de sa journée investisseurs.

À l’horizon 2030, ses ventes devraient être composées à 30% de produits pétroliers, à 50% de gaz, à 15% d’électricité et à 5% de biomasse et hydrogène. Dans un marché du gaz naturel liquéfié en croissance moyenne de 5% à 7% par an à l’échelle mondiale, sa production de GNL devrait augmenter de 30% d’ici 2025 et les ventes atteindre alors 50 Mt/an, soit 10% du marché mondial.

TotalEnergies, sous la pression d’investisseurs et du public pour agir plus en faveur du climat, souligne aussi son «ambition de devenir un des 5 premiers producteurs mondiaux d’électricité renouvelable», avec pour objectif 100 GW de capacité brute installée d’ici 2030. La compagnie devrait afficher un portefeuille de plus de 10 GW en opération à fin 2021. Sa capacité augmentera d’environ 6 GW par an de 2022 à 2025, pour atteindre 35 GW d’ici 2025, estime-t-elle.

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Economie

Pétrole : L’Opep croit toujours à l’avenir de la demande pétrolière

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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pense que la demande pétrolière mondiale va continuer à progresser d’ici à 2045, tout en estimant que l’essentiel de cette hausse sera concentrée sur la décennie actuelle.

Dans son rapport annuel sur les perspectives de la demande pétrolière mondiale publié mardi, elle anticipe une demande accrue de 17,6 millions de barils par jour (mb/j) entre 2020 et 2045, pour atteindre 108,2 mb/j à cet horizon. C’est légèrement moins que ce que prévoyait le cartel basé à Vienne l’an dernier.

En prenant pour référence 2019, avant la crise du Covid-19 et l’effondrement de la demande enregistré l’an dernier, la croissance apparaît toutefois moins importante, autour de 8,2 mb/j d’ici 2045.

«Les demandes pour l’énergie et le pétrole ont rebondi de manière significative en 2021, après la chute énorme enregistrée en 2020, et une expansion continue est prévue pour le long terme», souligne le secrétaire général du cartel, Mohammed Barkindo, dans son introduction à ce rapport à 2045.

Pour l’Opep, la demande sera tirée par les pays en développement, tandis qu’elle déclinera dès 2023 dans les pays riches appartenant à l’OCDE. Au niveau mondial, la croissance de la demande devrait être importante les premières années, avant de ralentir progressivement pour finir par atteindre un quasi-plateau après 2035.

Après 100 mb/j en 2019, puis 90,6 mb/j l’an dernier pendant la crise, la demande devrait ainsi remonter à 103,6 mb/j en 2025, 106,6 mb/j en 2030, puis 107,9 mb/j en 2035. La croissance est ensuite quasi nulle jusqu’aux 108,2 mb/j attendus en 2045, prévoit l’Opep.

Cette trajectoire apparaît en contradiction avec celle que prône l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour permettre au monde d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 et limiter le réchauffement climatique de la planète proche de 1,5°C, par rapport à la seconde moitié du 19e siècle.

Dans un rapport choc publié au printemps, l’AIE dessine un scénario dans lequel, si le monde veut juguler le réchauffement, l’électricité répond à un nombre croissant d’usages et le pétrole ne revient jamais à son pic de 2019 pour décliner à 72 mb/j en 2030 puis seulement 24 mb/j en 2050. Elle invite également à abandonner dès maintenant tout nouveau projet d’exploration d’hydrocarbures.

Mohammed Barkindo assure pour par sa part que des «investissements énormes» seront nécessaires pour répondre à la demande. «Sans les investissements nécessaires, de nouveaux épisodes de volatilité et un manque d’énergie à l’avenir sont possibles, ce qui n’est pas dans l’intérêt des producteurs ou des consommateurs», juge-t-il.

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Economie

Russie-Énergie : Le gaz russe au cœur d’une dispute entre Kiev et Budapest

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L’Ukraine et la Hongrie ont annoncé mardi la convocation de leurs ambassadeurs respectifs, Kiev reprochant à Budapest des accords gaziers avec Moscou qui menaceraient sa «sécurité énergétique». Budapest a en premier convoqué le représentant ukrainien, l’Ukraine lui rendant la pareille.

«Nous considérons comme une violation de notre souveraineté le fait que l’Ukraine veuille empêcher l’approvisionnement» de la Hongrie en gaz, a fulminé mardi sur Facebook le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto. «Transporter du gaz en contournant l’Ukraine sape la sécurité énergétique de notre pays et celle de l’Europe», a répliqué auprès de l’AFP le porte-parole de la diplomatie ukrainienne Oleg Nikolenko.

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé lundi avoir signé deux contrats prévoyant la livraison de jusqu’à 4,5 milliards de mètres cubes de gaz russe annuels pendant 15 ans vers la Hongrie, contournant l’Ukraine qui était jusqu’ici la principale voie de transit. La diplomatie ukrainienne s’était déclarée lundi «surprise» et «déçue par cette décision» de Budapest «prise pour plaire au Kremlin».

Moscou a pour sa part souligné que l’Ukraine n’avait pas «le droit de s’ingérer» dans les relations entre la Russie et la Hongrie, selon le porte-parole du Kremlin Dmitry Peskov. L’Ukraine tire des revenus significatifs du transit du gaz russe vers le reste de l’Europe et voit donc comme une menace tout accord court-circuitant son territoire. D’autant que dans les mois à venir le gazoduc Nord Stream-2, reliant la Russie à l’Allemagne, devrait entrer en service.

Ce tube pourrait à terme priver l’Ukraine, pays parmi les plus pauvres d’Europe, d’au moins 1,5 milliard de dollars par an. Alliée de l’Occident face à la Russie, cette ex-république soviétique, est depuis 2014 le théâtre d’une guerre séparatiste pro-russe dans l’Est, déclenchée dans la foulée de l’annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée.

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