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Economie

Huile de palme : Greenpeace attaque l’autorisation d’exploitation d’une raffinerie de Total

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Six associations, dont Greenpeace, contestent jeudi devant la justice l’autorisation préfectorale d’exploitation de la raffinerie de La Mède, à Chateauneuf-les-Martigues du géant pétrolier Total, à qui elles reprochent l’importation d’huile de palme, synonyme de déforestation selon les ONG.

Le recours qui sera étudié par le tribunal administratif de Marseille a été déposé en juillet 2018 par Greenpeace, France nature environnement (FNE), FNE Provence-Alpes-Côte d’Azur, FNE Bouches-du-Rhône, la Ligue de protection des oiseaux Provence Alpes Côte d’Azur et les Amis de la terre et vise l’autorisation accordée à l’une des plus grandes raffineries d’agrocarburants d’Europe.

Les associations soulignent que l’étude d’impact du groupe français, sur la base de laquelle l’État a autorisé le projet, « ne mentionnait ni un plan d’approvisionnement détaillé, ni les effets désastreux de l’huile de palme sur l’environnement ».

Le recours à l’huile de palme importée est dénoncé par les ONG environnementales car sa culture extensive alimente la déforestation. « Si on obtient que le tribunal nous donne raison sur le périmètre géographique de l’étude d’impact, que Total limite à la région de La Mède, ce sera déjà une victoire », a assuré à l’AFP Laura Monnier, juriste chez Greenpeace.

Total a lancé en 2015, en liaison avec le gouvernement d’alors, la conversion de sa raffinerie de pétrole brut de La Mède, déficitaire, en raffinerie d’agrocarburants, préservant 450 emplois. Le groupe a obtenu l’autorisation d’importer pour cela 300.000 tonnes d’huile de palme, au grand dam des ONG pour qui cela participe à la déforestation notamment en Malaisie et en Indonésie, et provoquant aussi la colère des agriculteurs français.

Selon le site de Total, qui n’avait pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP, la raffinerie de La Mède, en service depuis juillet 2019, peut produire jusqu’à 500.000 tonnes de biocarburants par an. Le volume maximum autorisé pour l’huile de palme fait que cette matière première représente « moins de 50 % » des matières premières traitées sur le site, précise le groupe, qui a recours à d’autres huiles végétales, ainsi que des graisses animales et des huiles usagées.

Greenpeace reconnaît toutefois des « avancées positives » sur le sujet de l’huile de palme en France : en août, le Conseil d’État a rejeté un recours de Total qui attaquait un décret excluant les produits à base d’huile de palme de la définition des biocarburants bénéficiant d’un avantage fiscal. Fin 2019, le Conseil constitutionnel avait déjà débouté Total en jugeant que le Parlement pouvait tout à fait supprimer l’avantage fiscal aux carburants à base d’huile de palme. Les parlementaires avaient voté la suppression progressive de l’incitation fiscale pour les produits à base d’huile de palme.

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Economie

Ghana : 200 millions de dollars de la BIDC pour le financement de projet de développement

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Selon un communiqué de presse, c’est ce qui ressort d’un protocole d’accord signé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la Bidc et de son Conseil d’administration et  Mohammed Amin Adam, ministre des Finances de la République du Ghana, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège de la Bidc à Lomé, au Togo.

La même source informe que la cérémonie de signature s’est déroulée en présence des principales parties prenantes, notamment Lawrence Agyinsam, Directeur général de Gexim, et Samuel Aidoo, Directeur exécutif, Commerce en gros et Banque d’investissement chez Gcb Bank PLC, entre autres.

«L’accord incarne l’engagement inébranlable de la BidcC à favoriser la croissance économique et à renforcer la résilience dans les États membres de la Cedeao », lit-on dans le document.

«L’injection de 200 millions de dollars est destinée à stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises (Pme) dans des secteurs critiques de l’économie, à favoriser la création d’emplois, l’innovation et le développement durable. Cette injection portera le total des engagements de la Bidc au Ghana à 600 millions Usd », détaille le communiqué.

Dans son allocution d’ouverture, Dr Donkor a félicité le Ghana pour son soutien indéfectible à travers le paiement de sa part souscrite du capital et d’autres engagements envers la Banque. Il a souligné que l’alliance tripartite entre la Bidc, Gexim et Gcb Bank PLC illustre l’orientation stratégique de la Bidc visant à renforcer le programme de relance et de transformation des États membres en canalisant les ressources vitales vers des secteurs clés de leurs économies.

Selon lui, cette collaboration souligne l’engagement de la Bidc à forger des synergies de partenariat dans le domaine de la finance et de l’investissement, servant de modèle pionnier pour les futures collaborations et investissements régionaux.

En retour, Dr Amin Adam a souligné l’importance d’organisations telles que la Bidc dans la conduite d’une transformation durable, en particulier dans le contexte des défis mondiaux actuels. Il a salué l’impact profond de la Bidc sous la direction de Dr Donkor et a exprimé un optimisme inébranlable quant au rôle continu de la Banque dans l’élaboration du programme de développement de la région.

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Economie

Gabon : Vers la création de la direction  Générale de l’Exploitation des Mines 

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Ce projet de décret vise à créer la Direction  Générale de l’Exploitation des Mines (DGEM) afin  de mieux encadrer les activités minières en  République Gabonaise, notamment la  transformation, la valorisation et la promotion des  minerais.

La DGEM peut recevoir d’autres missions en lien  avec son domaine d’activité. Elle est composée de  services d’appui, de directions et de services  territoriaux.

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Economie

Togo : les élections à la Chambre de Commerce et d’Industrie sont prévues pour le 30 juin 2024

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Au Togo, l’élection des nouveaux dirigeants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) aura lieu le 30 juin 2024, selon le calendrier établi par la Commission Électorale Consulaire (CEC).

Cette élection marquera la fin de la délégation consulaire mise en place en 2020 pour conduire le processus de restructuration de la Chambre.

Selon l’agenda communiqué par le président de la CEC, Dindangue Kominte, la campagne électorale pour les élections des membres de l’assemblée consulaire de la Chambre débutera le samedi 15 juin à 0h et se clôturera le 28 juin à 23h59. Pendant cette période, les candidats auront l’opportunité de présenter leurs programmes aux électeurs, essentiellement des opérateurs économiques.

Dans le cadre de la campagne, chaque candidat devrait préalablement déclarer à la mairie du territoire où il souhaite présenter son projet, au moins 48 heures à l’avance, selon le règlement prévu par la CEC. Ces mesures visent, indique-t-on, à assurer la transparence et l’organisation des élections, “tout en offrant aux candidats un cadre équitable pour présenter leurs projets aux électeurs”.

L’ensemble de ces processus, assure-t-on, vise à garantir des élections démocratiques et représentatives, permettant aux acteurs du secteur commercial et industriel au Togo de choisir les dirigeants qui les représenteront auprès de l’Etat.

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