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Economie

Les Néerlandais pressés de doubler le rythme des réductions d’émissions

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Les Pays-Bas doivent redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin d’atteindre leur objectif climatique pour 2030, selon l’Agence néerlandaise d’évaluation environnementale (PBL) dans son bilan annuel des progrès réalisés par le pays dans la réduction des émissions.

Le pays traditionnellement dépendant du gaz naturel est légalement tenu de réduire ses émissions de GES de 49 pc par-dessous des niveaux de 1990 d’ici la fin de cette décennie. Selon le PBL dans ses Perspectives climatiques et énergétiques 2020,les réductions actuelles et proposées en matière d’émissions, les réductions de GES d’ici 2030 seront inférieures de 15 points de pourcentage à l’objectif de 49 pc, indique la PBL dans ses Perspectives climat et énergie 2020.

« La bonne nouvelle, c’est que la production d’émissions aux Pays-Bas diminue. La mauvaise nouvelle, c’est que le rythme de ce déclin ne va pas assez vite. L’étude montre que la baisse doit doubler de vitesse au cours des dix prochaines années », explique Pieter Hammingh, chef de projet de PBL pour le rapport.

L’agence estime que les GES néerlandais continueront de diminuer à un taux de 3mn t/an de CO2 équivalent, alors qu’une baisse de 6mn t/an est nécessaire pour atteindre l’objectif de 2030.« La bonne nouvelle, c’est que les émissions [sont] en baisse. La mauvaise nouvelle, c’est que le rythme de ce déclin ne va pas assez vite » Hammingh, PBL

« fin d’atteindre la cible … d’autres mesures sont nécessaires. Cela ne peut pas attendre, certainement pas dans le contexte du projet de resserrement de l’objectif de réduction européenne à 55 pc », a déclaré le Conseil d’Etat néerlandais, qui conseille le gouvernement. En septembre, la Commission européenne a proposé de porter l’objectif de réduction des émissions de GES de l’Union pour 2030 à 55 pc, contre 40 pc.

Le gouvernement néerlandais affirme qu’il reste déterminé à atteindre l’objectif de 2030 et que l’étude de la PBL n’avait pas pris en considération ses dernières annonces politiques, telles que la création de zones zéro émission dans les transports ou une taxe sur le carbone pour l’industrie.

« Des dépenses supplémentaires ont déjà été prévues ou avancées jusqu’à cette année… Au cours des prochaines années, des ressources d’investissement supplémentaires pourraient également être disponibles par l’intermédiaire du Fonds national de croissance pour atteindre les objectifs », a déclaré le ministre de l’Économie et du Climat, Eric Wiebes.

Le gaz est essentiel pour réduire les émissions

Les Pays-Bas dépendent du gaz depuis les années 1960, de sorte que la réduction de sa consommation et de la production de carburant est un champ de bataille clé dans leur lutte pour réduire les émissions de GES. L’étude de la PBL montre que les Pays-Bas ont fait des progrès considérables dans ce domaine. Il prévoit que, grâce aux mesures d’efficacité, la consommation moyenne d’un ménage alimenté au gaz sera inférieure de 50 pc en 2030 à celle de 2000.

En raison de l’arrêt prévu en 2022 de Groningue, le plus grand champ gazier terrestre d’Europe, la production de gaz néerlandaise devrait répondre à moins d’un quart de la demande intérieure de gaz d’ici 2025, estime la PBL.15 points de pourcentage – Montant par lequel les Pays-Bas se sont fixés à manquer l’objectif de réduction des GES de 49 pc

Le gaz naturel joue également un rôle crucial aux Pays-Bas pour atteindre son objectif climatique pour 2020. Après avoir perdu une action en justice en 2015 contre la fondation environnementale Urgenda, le gouvernement néerlandais est légalement tenu de réduire les émissions de GES de 25 pc par rapport aux niveaux de 1990 d’ici la fin de l’année. À un mois de cette échéance, on ne sait toujours pas si le pays y arrivera.

« L’objectif d’Urgenda ne peut être atteint que dans certaines circonstances, à savoir si la deuxième vague d’infections coronaires est importante, les derniers mois de l’année ne sont pas trop froids et les niveaux de production dans les centrales électriques néerlandaises ne seront pas trop élevés », explique le PBL.

La faiblesse des prix du gaz a fait en sorte que les centrales électriques néerlandaises alimentées au gaz ont été plus rentables à exploiter. Le gouvernement dit s’attendre à ce que les centrales au gaz fonctionnent plus régulièrement que prévu vers 2030, alors que les pays voisins ferment des centrales au charbon et importent plus d’électricité des Pays-Bas. « Cela conduit à plus de2 aux Pays-Bas, mais réduit en fait l’ensemble des2 émission », dit le gouvernement.

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Economie

Hydrocarbures : le pétrole soutenu par des données économiques américaines et chinoises

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Les prix du pétrole étaient en petite hausse vendredi, dans la dernière ligne droite d’une semaine positive pour les cours du brut, aidés par des indicateurs économiques encourageants provenant des Etats-Unis et de Chine.

Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 67,21 dollars à Londres, en hausse de 0,40%.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de mai gagnait 0,30%, à 63,65 dollars. Les deux références enregistrent des gains d’environ 7% sur la semaine et retrouvent des prix plus vus depuis près d’un mois.

La Chine a annoncé vendredi une hausse record de sa croissance économique au premier trimestre (+18,3% sur un an), le rythme de croissance le plus rapide depuis le début de publications trimestrielles sur le PIB en Chine en 1992.

Aux États-Unis, les ventes au détail ont bondi de presque 10% en mars, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées au plus bas depuis le début de la crise sanitaire et la production industrielle est repartie en nette hausse, selon les données publiées jeudi.

Le nouveau président des États-Unis Joe Biden a annoncé jeudi une série de sanctions financières sévères contre la Russie et l’expulsion de dix diplomates russes, suscitant l’ire de Moscou, mais a aussi renouvelé sa proposition de sommet avec Vladimir Poutine pour engager la « désescalade » des tensions.

« Bien qu’elles ne touchent pas directement le secteur pétrolier, ces mesures pourraient entraîner une hausse des coûts et une incertitude générale dans les échanges avec la Russie« , a repris M. Weinberg.

Au cours de la semaine, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont par ailleurs révisé à la hausse leurs prévisions de la demande d’or noir pour cette année.

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Economie

Afrique-Coopération économique : Signature d’une convention de création d’un conseil d’affaires algéro-kényan

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Une convention a été signée, jeudi à Alger, entre la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI) et la Chambre kényane du Commerce pour la création du conseil d’affaires algéro-kényan. Cette coopération va permettre de renforcer le partenariat entre les institutions des deux pays dans nombre de domaines.

La cérémonie de signature, tenue par visioconférence, s’est déroulée en présence de la directrice générale de la CACI, Ouahiba Bahloul, du président de la chambre kényane du Commerce, Richard Ngatia, de l’ambassadrice d’Algérie à Nairobi, Selma Malika Haddadi, de l’ambassadeur du Kenya à Alger, Peter Katana Angore, du directeur de la promotion et du soutien des échanges économiques au ministère des Affaires étrangères, Rabah Fassih et du représentant du ministère du Commerce, Samir Derradji.

Mme Bahloul a affirmé, dans ce sens, que cette convention « traduisait la volonté politique visant le renforcement de la présence de l’Algérie dans les pays africains », estimant que « toutes les conditions étaient réunies pour l’établissement d’échanges commerciaux et économiques lucratifs et bénéfiques pour les deux parties ».

« La création de ce conseil constituera une locomotive à même de relever le volume des échanges commerciaux entre les deux pays », qui est au deçà de leurs espérances et ne reflètent nullement leurs bonnes relations sur le plan politique », a-t-elle poursuivi.

Selon Mme Bahloul, le conseil permettra également de consolider l’intégration africaine notamment après l’adhésion de l’Algérie à l’accord de la zone de libre échange continentale (ZLECAf), soulignant les efforts de la CACI pour la création et l’activation des conseils d’affaires bilatéraux avec les pays africains dans le cadre du renforcement de la diplomatie économique.

Pour sa part, l’ambassadrice de l’Algérie à Nairobi a fait savoir que cette convention permettra le renforcement et le rapprochement des institutions algériennes de leurs homologues kényanes pour l’établissement de partenariats dans les domaines du commerce et de l’investissement, relevant la détermination de l’Algérie à « surmonter tous les obstacles entravant le renforcement des échanges bilatéraux ».

De son côté, l’ambassadeur kényan a souligné le rôle de ce conseil dans l’accès des marchandises algériennes aux marchés de l’Afrique de l’Est via le Kenya.



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Economie

Gabon : la production de ciment baisse de 5,4% en 2020

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Selon la direction générale de l’économie et de la politique fiscale, l’activité de fabrication de ciment au Gabon s’est tassée au cours de l’année 2020 comparativement à 2019.

« La production du ciment a ainsi reculé de 5,4% à 510 105 tonnes contre 538 983 tonnes au cours de la même période en 2019. Cette situation est consécutive à la paralysie de l’économie nationale née des mesures barrières prises pour endiguer la propagation de la pandémie du coronavirus », explique la direction générale de l’Économie. Elle note que, corrélativement, les ventes du ciment du Gabon ont reculé de 3%. Dans cette veine, le Gabon a vendu 514 165 tonnes de ciment en 2020 contre 529 821 tonnes en 20219.

Le chiffre d’affaires a suivi la même tendance et a fléchi de 6,4% à 37,1 milliards de FCFA en 2020 contre 39,68 milliards de FCFA en 2019. En matière d’emploi, les effectifs ont diminué de 6,1% à 108 employés contre 115 en 2019. Ce qui représente une masse salariale de 1,6 milliards de FCFA en 2020 contre 1,68 milliard de FCFA en 2019, soit une baisse de 5,1%.

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