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Economie

Technologie : le chasseur de pirates informatiques FireEye piraté

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La société américaine de sécurité informatique FireEye, d’ordinaire appelée à la rescousse par des clients lors de cyberattaques, a admis mardi 8 décembre avoir été elle-même l’objet d’un piratage hautement complexe, dont elle soupçonne un État d’être à l’origine.

FireEye avait récemment été aux avant-postes pour déceler des opérations de piratages informatiques de haute volée, parfois sponsorisées par des États. «Nous avons été attaqués récemment par un acteur à l’intrusion très sophistiquée, dont la discipline, la sécurité opérationnelle et les techniques nous portent à croire qu’il s’agissait d’une attaque parrainée par un État», écrit le groupe californien dans un billet de blog. «Sur la base de mes 25 ans d’expérience dans la cybersécurité, j’ai conclu que nous sommes les témoins d’une attaque commandée par une nation dotée de capacités offensives de haut niveau», a précisé Kevin Mandia, le dirigeant du groupe.

Il indique que les pirates ont opéré «clandestinement, en utilisant des méthodes qui déjouent les outils de sécurité et ne laissent pas de traces». Le chasseur de pirates informatiques affirme même «n’avoir jamais rencontré par le passé de telles combinaisons techniques».

Cette information a provoqué, sur le Nasdaq mardi soir, une chute de presque 8% du titre FireEye, dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

La société mène l’enquête aux côtés du FBI et avec d’autres partenaires, dont le géant des logiciels Microsoft. «Leur analyse initiale confirme notre conclusion selon laquelle il s’agit du travail d’un piratage très sophistiqué parrainé par un État utilisant de nouvelles techniques», a encore déclaré le patron du groupe basé dans la Silicon Valley. Dans un communiqué mardi, l’Agence américaine de cybersécurité, la CISA, a immédiatement indiqué que l’intrusion émanait «d’un acteur à la menace très sophistiquée».

Selon FireEye, les pirates ont principalement recherché des informations relatives aux clients gouvernementaux, ce qui est conforme au but de cyberespionnage de la part d’Etats-nations. Les hackers ont eu aussi accès à la boîte à outils logiciels que FireEye utilise pour tester les menaces cybernétiques chez ses clients. Pour éviter que ces logiciels tests ne soient utilisés de façon malveillante – ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici, selon la CISA -, FireEye a diffusé auprès de ses partenaires et clients «les méthodes et moyens de détecter l’usage de ces outils»«Par mesure de précaution, nous avons développé 300 contre-mesures à utiliser pour nos clients afin de minimiser l’impact potentiel de ce vol de logiciels», explique encore le groupe.

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Economie

Ghana : la mine d’or Asanko livre environ 60 000 onces en 2021

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Au Ghana, la mine d’or Asanko a produit 59 999 onces au cours des trois premiers mois de l’année 2021. C’est ce qui ressort du bilan trimestriel provisoire publié le 13 avril par la compagnie minière Galiano Gold, opératrice du projet et détentrice de 50 % d’intérêts dans la coentreprise avec le géant sud-africain Gold Fields.

Cette performance représente néanmoins une baisse d’environ 10 % en glissement annuel soit 66 333 onces au premier trimestre 2020. La compagnie a généré 110 millions de dollars de revenus avec la vente de 62 925 onces au prix moyen de 1 757 dollars l’once.

« La mine d’or d’Asanko a enregistré un nouveau trimestre solide et, grâce à la solidité continue du prix de l’or, nous avons été en mesure de distribuer 10 millions de dollars aux partenaires de la coentreprise, ce qui a permis au bilan de Galiano d’afficher environ 65 millions de dollars de liquidités et de créances au 31 mars et aucune dette », a commenté Greg McCunn, PDG de la compagnie.

Galiano Gold table sur une production de 225 000 à 245 000 onces d’or en 2021.

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Economie

Santé Publique : l’Union Africaine veut créer cinq pôles de fabrication de vaccins sur le continent

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L’Union africaine (UA) a annoncé mardi 13 avril le lancement d’un partenariat pour la fabrication de vaccins africains (PAVM) avec pour objectif de créer cinq pôles de recherche et de fabrication de vaccins sur le continent.

Ce projet a été scellé par la signature d’accords avec la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) -qui co-pilote déjà le programme Covax avec l’Alliance du Vaccin (Gavi) et l’OMS- ainsi qu’avec la banque panafricaine Afreximbank (Africa Export-Import Bank) et l’Africa Finance Corporation, une institution financière panafricaine.

Ces cinq pôles de recherche et de fabrication de vaccins seront développés dans les «dix à quinze prochaines années», dans chacune des cinq grandes régions du continent (Afrique du Nord, Afrique occidentale, Afrique centrale, Afrique australe, Afrique de l’Est), a détaillé John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies en Afrique (Africa CDC), qui dépend de l’UA. L’objectif est de fabriquer localement, d’ici 20 ans, 60% des vaccins utilisés sur le continent, contre 1% actuellement.

«Nous avons conscience qu’il s’agit d’un vrai défi», a souligné M. Nkengasong, en clôture de deux jours de sommet virtuel sur ce thème. Mais «si l’Afrique ne prévoit pas aujourd’hui de répondre à ses besoins en matière de sécurité vaccinale, alors nous nous préparons définitivement à l’échec», a-t-il ajouté. Il a souligné l’importance «de faire un bond en avant en s’appuyant sur la technologie de l’ARN messager», et évoqué l’intérêt du Sénégal, de l’Afrique du Sud et du Rwanda de s’engager dans cette voie.

Le directeur de Cepi, Richard Hatchett, s’est félicité de participer à «renforcer la capacité de l’Afrique à prévenir, détecter et répondre aux menaces infectieuses émergentes et réémergentes». «Il faudra des ressources financières suffisantes, des législations harmonisées en Afrique et des incitatifs», a déclaré le président en exercice de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, en appelant «solennellement la diaspora africaine à travers le monde pour aider aux renforcements des capacités de fabrication de médicaments et de vaccins en Afrique».

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Economie

Sénégal-Agriculture : Un aménagement hydro-agricole de 2.500 hectares bientôt opérationnel dans la zone nord

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Un aménagement hydro-agricole de 2.500 hectares réalisé dans la zone de couverture du Projet de développement inclusif et durable de l’agrobusiness au Sénégal (PDIDAS) sera bientôt opérationnel dans la zone nord du pays. Une assurance de la coordonnatrice dudit projet, Ndèye Coura Mbaye Diop.


Sur une superficie globale de 2.500 ha aménagés pour les communautés. Les zones concernés sont Mbaan, Nguith, Keur Momar Sarr, Diama, Gandon et Fass Ngom clarifie la directrice de PDIDAS. Elle était en visite de chantier.

 Ce projet financé pour un montant de 19 milliards de francs CFA prévoit aussi la mise en place d’un magasin de stockage des produits maraîchers, des bureaux modernes et la clôture du site.  

 Le projet devrait avoir un impact économique réel dans toutes les communes concernées, en contribuant notamment à l’emploi des jeunes et au renforcement de capacités, selon ses promoteurs.

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