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Politique

Sénégal : Restaurer la République ! (texte collectif )

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Ce 3 février 2024, le président Macky Sall, en interrompant in extremis et illégalement le processus électoral, a plongé le pays dans une torpeur inédite et a embarqué celui-ci dans une aventure aux lendemains plus qu’incertains. Le plan de liquidation de la démocratie sénégalaise, que le régime en place déploie depuis une douzaine d’années, trouve son bouquet final dans cet acte d’annulation du processus électoral. Pour des accusations de corruption, à ce jour non étayées, de membres du Conseil constitutionnel, le président de la République, avec la complicité d’une majorité circonstancielle à l’Assemblée nationale, a fini de corrompre durablement notre tradition démocratique en interrompant ainsi brutalement le processus électoral en cours. Pourtant rien dans l’échafaudage institutionnel ne lui en donne la prérogative en l’état actuel des choses. Rien dans la trajectoire singulière du Sénégal ne pouvait lui servir de viatique pour poser un tel acte qui risque d’être le marqueur d’un avant et d’un après, pour l’histoire du Sénégal indépendant. Le président Macky Sall a fini de porter un redoutable coup au calendrier républicain qui faisait la singularité et la fierté du Sénégal et constituait le baromètre de la vitalité de notre système politique.

La décision par laquelle le président Macky Sall a abrogé le décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection présidentielle du 25 février 2024 est, sans conteste, aux antipodes des principes élémentaires du Droit et de la Démocratie. Les arguments qui le sous-tendent sont à la fois faux et légers, et la décision elle-même viole littéralement plusieurs dispositions constitutionnelles. D’un ton qui s’est voulu solennel, le président Macky Sall a décliné les raisons qui l’ont poussé à prendre la décision qui porte un terrible coup à notre République et à la démocratie sénégalaise. Il a d’abord prétexté une crise institutionnelle qui résulterait d’un conflit entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale. Selon les députés du PDS qui ont sollicité la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, l’établissement de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle aurait été faite sur fond de corruption de membres du Conseil constitutionnel. La mise en place d’une commission d’enquête parlementaire par l’Assemblée nationale suffit à ses yeux pour établir l’existence d’une crise. Il s’agit bien évidemment d’un argument fallacieux qui ne résiste à aucune analyse sérieuse. D’une part, le président Macky Sall a agi dans la précipitation pour accomplir sa forfaiture. Il est en effet étonnant qu’il se soit fondé sur de simples accusations dont les auteurs n’ont pas encore montré un début de preuve, pour arguer d’une crise institutionnelle. Il aurait été plus raisonnable d’attendre le rapport de la commission d’enquête parlementaire pour être plus crédible dans l’accusation de corruption. D’autre part, quand bien même il y aurait eu une crise institutionnelle, la Constitution prévoit des voies de résolution qui ne peuvent pas s’accommoder de l’attitude despotique du président Macky Sall. À rebours de son rôle de garant du fonctionnement régulier des institutions qu’il tire de l’article 42 de la Constitution, il s’est comporté en l’espèce en fossoyeur de la République. La véritable crise, c’est celle qui découlera de cette décision inédite remettant en cause le calendrier électoral et dont il est l’unique initiateur et l’ultime responsable.

Outre l’argument de la crise institutionnelle, le président Macky Sall a tenté de justifier sa décision par le fait qu’il existe une candidate à l’élection présidentielle qui ne serait pas exclusivement de nationalité sénégalaise, contrairement aux exigences de l’article 28 de la Constitution. Il a alors jugé opportun d’enfiler son manteau de « gardien de la Constitution » afin d’éviter que le scrutin ne soit biaisé. On tient là la preuve que notre « gardien de la Constitution » ignore tout du contenu de notre Charte fondamentale. Il n’y avait pas besoin de faire de ce cas de figure un prétexte dans la mesure où l’alinéa 1er de l’article 34 de la Constitution propose une solution. La candidate pourrait en effet être invitée à se retirer de la course ou, si le procureur ouvre une information judiciaire à son encontre dans le cadre des poursuites en cours, être déclarée définitivement empêchée. Dans ces deux hypothèses, le Conseil constitutionnel modifierait sa liste et la date du scrutin serait maintenue, comme le prévoit la Constitution.

En prenant la décision en question, le président Macky Sall s’est attribué des prérogatives qu’il ne tient ni de la Constitution, ni d’aucune loi de la République. L’artifice du parallélisme des formes sous-entendu est un prétexte ridicule pris par l’auteur de la forfaiture. En droit, il n’est pas toujours vrai que quand on a édicté un décret, on a systématiquement la latitude de prendre un autre décret pour abroger le premier. Pour prendre un exemple simple, un décret de nomination d’un membre du Conseil constitutionnel ne peut pas être abrogé ou retiré par le président de la République dans le but de mettre fin de manière anticipée au mandat du juge concerné. L’abrogation du décret portant convocation du corps électoral implique des conséquences juridiques d’une extrême gravité. À travers sa décision annulant le scrutin, Macky Sall a piétiné les articles 27 et 103 qui interdisent respectivement que le président de la République puisse faire plus de deux mandats ou que la durée du mandat du chef de l’Etat soit modifiée. L’improbabilité de pouvoir tenir l’échéance du 2 avril 2024 vide ces deux articles de toute leur substance. Le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs rappelé dans sa décision n° 1/C/2016 du 12 février 2016 que le mandat du président de la République est intangible en des termes on ne peut plus clairs : « Considérant, en effet, que ni la sécurité juridique, ni la stabilité des institutions ne seraient garanties si, à l’occasion de changements de majorité, à la faveur du jeu politique ou au gré des circonstances notamment, la durée des mandats politiques en cours, régulièrement fixée au moment où ceux-ci ont été conférés pouvait, quel que soit au demeurant l’objectif recherché, être réduite ou prolongée » (cons. 32).

La décision de Macky Sall constitue, enfin, une défiance à la Constitution qui dispose en son article 92 que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Il s’agit sans doute d’un refus d’appliquer la décision du Conseil arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle.  

En application de cette disposition de la Constitution, ni la loi, ni un décret ne peuvent modifier ou abroger la décision du Conseil constitutionnel établissant la liste définitive des candidats. Cette liste ne peut être modifiée que par une décision du Conseil constitutionnel et pour des motifs limitativement énumérés par les articles 29 à 34 de la Constitution. Cette défiance des pouvoirs politiques (Président de la République et Assemblée nationale) envers la juridiction constitutionnelle, arbitre suprême du jeu électoral, est la véritable source de crise institutionnelle.

C’est une évidence que depuis quelques années, ce régime nous a maintenus dans une crise quasi-permanente : disparitions de soldats dans des circonstances troubles, morts de manifestants, intimidations, arrestations, hordes de nervis, harcèlements judiciaires, malversations, corruption, reniements, impunité. Aujourd’hui pour les intérêts d’un homme et d’un clan, sous le fallacieux prétexte d’une crise institutionnelle, le Sénégal vient de gravement régresser dans son histoire démocratique. En effet, ce qui est en jeu les heures et les jours à venir, c’est la survie de l’idée de République ; c’est-à-dire notre volonté de vivre ensemble et d’inventer perpétuellement la société sénégalaise en tant qu’horizon et futur. Il est inadmissible de vouloir, pour le bénéfice d’un homme, d’un parti, d’un groupe de courtisans d’une autre époque, compromettre l’avenir d’une Nation qui a eu, un certain 19 mars, la ferme volonté d’entrer dans le nouveau millénaire pour s’inventer un présent et un futur de démocratie, de justice, de liberté, d’équité et simplement d’un vivre-ensemble harmonieux sénégalais. Il s’agit pour les Sénégalais de s’ériger contre cette forfaiture, d’exiger le respect du calendrier Républicain, de faire rétablir le droit par le Conseil constitutionnel, de faire à nouveau nation et de résolument restaurer leur République et leur idéal de vie commune.

Vous pouvez signer cette déclaration en indiquant votre nom et affiliation dans la fenêtre des commentaires.

1 – Babacar GUÈYE, Professeur titulaire, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

2 – Felwine SARR, Professeur titulaire, Agrégé en Sciences Économiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

3 – Maurice Soudiéck DIONE, Professeur assimilé, Agrégé en sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

4 – Malick DIAGNE, Professeur titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

5 – Mbissane NGOM, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

6 – Abdoul Aziz DIOUF, Professeur titulaire, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

7 – Mamadou DIOUF, Professeur, Histoire, Columbia University (USA) ;

8 – Abdou Khadre DIOP, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université numérique Cheikh Hamidou KANE (ex UVS) ;

9 – Sidy Alpha NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

10 – Boubacar BA, Professeur assimilé, Agrégé en droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

11 – Ferdinand Diène FAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

12 – Moustapha Bassirou NIANG, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

13 – Abdou Yade SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

14 – Djibril DIOUF, Maître de conférences titulaire, Administration publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

15 – Tapsirou Bocar BA, Maître de conférences assimilé, Droit Public, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

16 – Mamadou Salif SANÉ, Maître de conférences assimilé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

17 – Benoît TINE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

18 – Diouma KOBOR, Professeur titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

19 – Ibrahima THIAW, Directeur de recherche titulaire, Archéologie-Anthropologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

20 – Marie-Pierre Rokhayatou SARR, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

21 – Assane MBAYE, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

22 – Moustapha NGAÏDÉ, Maître de conférences, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

23 – Joseph Sambassene DIATTA, Maître de conférences titulaire, Physique, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

24 – Rokhy POUYE, Enseignante-chercheuse vacataire, Économie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

25 – Diéry NGOM, Enseignant-chercheur, Informatique, Université Alioune Diop de Bambey ;

26 – El Hadji Babacar LY, Professeur assimilé, Chimie organique, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

27 – Dominique MENDY, Docteur en sciences économiques, Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ziguinchor) ;

28 – Awa DOUCOURÉ, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane ;

29 – Ami Collé SECK, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

30 – Mamadou DIANGAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

31 – Mouhamadou BOYE, Maître de conférences, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

32 – Gane Diouf, Maître de conférences titulaire, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

33 – Mouhamadou Moustapha SARR, Maître de conférences assimilé, Génie mécanique et productique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

34 – Massamba DIOUF, Professeur titulaire, Santé publique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

35 – Mouhamadou Ngouda MBOUP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

36 – Minata SARR, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

37 – Moustapha NDIAYE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

38 – Jean-Louis CORRÉA, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

39 – Cheikh Ibra Fall NDIAYE, Enseignant-chercheur vacataire, Droit public, Université Alioune Diop de Bambey ;

40 – Ndèye Dieynaba NDIAYE, Professeur, Droit des migrations, Université de Quebec à Montréal ;

41 – Ndioro NDIAYE, Professeur titulaire, Santé publique dentaire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

42 – Naphy SAMBA KA, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

43 – Mamecor FAYE, Maître de conférences titulaire, Biologie animale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

44 – Oumy GUÈYE, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

45 – Ibrahima KA, Maître de conférences assimilé, Électromécanique, École polytechnique de Thiès ;

46 – Babacar CAMARA, Maître de conférences, Agroforesterie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

47 – Ndèye Sophie DIAGNE, Professeur assimilé, Agrégée en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

48 – Doudou DIOP, Directeur de recherche assimilé, Botaniste, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

49 – Saliou NGOM, Chargé de recherche titulaire, Sociologie politique, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

50 – Malado AGNE, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

51 – Gilbert Coumakh FAYE, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

52 – Seydi Diamil NIANE, Chargé de recherche titulaire, Islamologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

53 – Mamadou Lamine SARR, Maître de conférences assimilé, Sciences politiques, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

54 – Momar Sylla DIENG, Maître de conférences titulaire, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

55 – Babacar DIENG, Maître de conférences assimilé, Gestion, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

56 – Alla MANGA, Chargé de recherche, Géographie, IFAN-Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

57 – Massamba GAYE, Professeur assimilé, Agrégé en droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

58 – Sokhna Mariama Sèye FALL, Enseignante-chercheuse, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

59 – El Hadji Samba NDIAYE, Professeur assimilé, Agrégé en Droit privé et sciences criminelles, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

60 – Ibrahima THIAW, Directeur de recherche, Archéologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

61 – Cheikh Abdoulaye NIANG, Chargé de recherche, Anthropologie, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

62 – Abdoulaye KEÏTA, Directeur de recherche, Littérature orale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

63 – Mouhamed Abdallah LY, Directeur de recherche assimilé, Sciences du langage, IFAN – Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

64 – Lamine Bodian, Enseignant-chercheur, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

65 – Idrissa BA, Professeur titulaire, Histoire médiévale, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

66 – Hamidou DIA, Chercheur, Sociologie, IRD / Université Paris Cité ;

67 – Fatoumata HANE, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

68 – Cheikh THIAM, Professeur titulaire, Études africaines, Amherst college (USA) ;

69 – Doyle CALHOUN, Assistant Professor, Francophone Studies, Trinity College (USA) ;

70 – Jean Alain GOUDIABY, Professeur assimilé, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

71 – Babacar Mbaye DIOP, Professeur assimilé, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

72 – Fatou DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

73 – Pape Chérif Bertrand Bassène, Enseignant-chercheur, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

74 – Abdou Khadir DIALLO, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

75 – Ousmane MANÉ, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

76 – Ndéné MBODJI, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

77 – Souleymane GOMIS, Professeur titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

78 – Mounirou DIALLO, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

79 – Lamine DIÉDHIOU, Maître de conférences titulaire, Philosophie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

80 – Abdou Salam SALL, Professeur des universités de classe exceptionnelle, chimie inorganique, Ancien Recteur, Ancien Président ANEF, Ancien Secrétaire général du SAES, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

81 – El Hadji Malick CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

82 – Ndèye Fatou LECOR, Enseignant-chercheur, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

83 – Aliou DIAW, Maître de conférences, Lettres modernes, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

84 – Oumar DIOP, Enseignant-chercheur, Mathématiques appliquées, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

85 – Ndiogou SARR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

86 – Ameth NDIAYE, Maître de conférences titulaire, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

87 – Babacar FAYE, Phd, Formateur en anglais, Groupe AFORP, Paris ;

88 – Boubacar KANTÉ, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

89 – Cheikh KALING, Maître de conférences titulaire, Histoire, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

90 – Laina Ngom DIENG, Maître de conférences, Psychologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

91 – Papa Alioune FALL, Professeur assimilé, Électronique et Télécommunications, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

92 – Oumy NIASSE, Enseignante-chercheuse, Data Science, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

93 – Ibrahima D. DIONE, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

94 – Abdoulaye NGOM, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Assane Seck de Ziguinchor ;

95 – Amary NDOUR, Maître de conférences assimilé, Histoire du droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

96 – Aboubekr THIAM, Enseignant-chercheur, Communication multimédia, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

97 – Alioune Badara THIAM, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

98 – Papa SY, Maître de conférences titulaire, Droit privé, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

99 – Ibra SÈNE, Associate Professor of History & Global and International Studies, The College of Wooster (USA) ;

100 – El Hadji Malick Sy CAMARA, Maître de conférences titulaire, Sociologie, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

101 – Alpha DIA, Enseignant-chercheur, Économie, Université numérique Cheikh Hamidou Kane (ex UVS) ;

102 – Bara AMAR, Maître de conférences assimilé, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

103 – Ibrahima SILLA, Maître de conférences titulaire, Sciences politiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

104 – Papa Fara DIALLO, Maître de conférences, Sciences politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

105 – Ngalla DJITTÉ, Professeur titulaire, Mathématiques, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

106 – Mactar KAMARA, Agrégé de droit public, Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

107 – Youssou GNING, Professeur titulaire et émérite, Mathématiques, Ontario (Canada) ;

108 – Diouma DIALLO, Maître de conférences titulaire, Sciences de l’information et de la communication, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

109 – Yankhoba SEYDI, Professeur assimilé, Anglais, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

110 – Khadidja DIALLO, Maître de conférences titulaire, Anglais, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

111 – Christian Ousmane DIOUF, Maître de conférences assimilé, Droit privé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

112 – Maguette DIOP, Enseignant-chercheur, Droit public, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

113 – Prof Mouhamadou THIAM, École Polytechnique de Thiès ;

114 – Mory THIAM, maître de conférences titulaire, philosophie, Ucad ;

115 – Samba TRAORÉ, Professeur titulaire de classe exceptionnelle à la retraite, Université Gaston Berger de Saint-Louis ;

116 – Mahamadou Lamine SAGNA, Professeur de Sociologie- WPI (USA) ;

Les universitaires qui souhaitent signer cette déclaration peuvent rajouter leur nom et affiliation dans la fenêtre des commentaires, ci-dessous.

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Politique

Sénégal : Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 26 Novembre 2025

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Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 26 novembre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Renforcement du patriotisme économique et lancement effectif de l’initiative « Sunu Champion »

Abordant sa communication, Monsieur le Président de la République rappelle au Gouvernement la place primordiale qu’il accorde au développement du secteur privé national dans la mise en œuvre de la Vision « Sénégal 2050 ». Dans ce cadre, il demande au Premier Ministre de replacer davantage les acteurs du secteur privé national et les entreprises locales au cœur de la mise en œuvre des programmes et projets publics et d’accélérer la rénovation opérationnelle du cadre de pilotage et de suivi-évaluation des investissements privés au Sénégal.

Il annonce aussi qu’il présidera la première réunion du Conseil présidentiel de l’Investissement rénové, dans la deuxième quinzaine du mois de mars 2026 et demande au Premier Ministre de préparer, avec l’ensemble des acteurs impliqués, cette importante réunion qui entre dans le cadre du redressement et de la relance de l’économie nationale.

En outre, le Président de la République invite à veiller à l’exécution optimale des plans d’actions issus de la Stratégie nationale de Promotion de l’Investissement et de Développement du Secteur privé.

Il informe le Conseil de l’initiative présidentielle dénommée « Sunu Champion », qui sera effectivement déployée à partir du mois de décembre 2025, pour promouvoir l’émergence de champions nationaux, en vue de renforcer le rôle primordial des acteurs économiques nationaux et des entreprises locales dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.

Redynamisation du secteur des pêches et de l’aquaculture

Soulignant la place fondamentale du secteur des Pêches, dans l’activité économique et la stabilité sociale, le Chef de l’Etat rappelle que la préservation et la gestion durable de nos ressources halieutiques constituent deux principes directeurs majeurs pour la relance du secteur des pêches.

En conséquence, il instruit le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime d’assurer le renforcement de la lutte contre la pêche illicite, la systématisation du repos biologique, ainsi que la surveillance et le contrôle accrus des activités et zones de pêche. Le Président de la République demande également de procéder à l’évaluation de l’impact des audits et mesures de gel des accords et de régulation des licences de pêche sur notre zone économique exclusive (ZEE).

Indiquant au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre d’une nouvelle politique des pêches, le Chef de l’Etat insiste sur l’exploitation durable et optimale des ressources, l’adaptation de la pêche artisanale, l’approvisionnement correct du marché local en produits halieutiques accessibles, l’actualisation inclusive du Code des Pêches et l’application soutenue du Code de l’Aquaculture.

Il exhorte le Gouvernement à accroitre les aménagements, équipements et lignes de financement du sous-secteur de l’Aquaculture, à accélérer la matérialisation des actions de modernisation des quais, pirogues et équipements de pêche, à initier un Plan de rénovation du Marché national au Poisson de Pikine et à bâtir un nouveau modèle de gouvernance du secteur des pêches plus inclusif et plus transparent.

Accélération du développement du transport aérien

Après avoir félicité le Ministre des Transports terrestres et aériens pour le bon déroulement, à Dakar, du Comité des Ministres de l’ASECNA, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’importance du développement du secteur aérien dans la Vision « Sénégal 2050 » et demande d’accentuer la revue prospective de la stratégie « Hub aérien » dans toutes ses composantes et financements.

Il instruit également d’accélérer la finalisation et la sécurisation des travaux de construction et de modernisation des aéroports régionaux et d’engager la modernisation soutenue des services et l’extension des infrastructures de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).

Soulignant la nécessité d’une maitrise stratégique de la flotte, des investissements, de l’exploitation, de la qualité des services et du Plan de transformation de la Compagnie nationale Air Sénégal SA, le Président de la République engage le Premier Ministre à assurer une veille stratégique sur cette compagnie et à mettre en œuvre un Programme spécial de modernisation de l’Aéroport militaire « Léopold Sédar SENGHOR ».

Agenda du Président de la République

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il a pris part au septième (7ème) sommet Union Africaine/Union Européenne, tenu du 23 au 25 novembre 2025, à Luanda en Angola, sur le thème « Promouvoir la paix et la prospérité à travers un multilatéralisme efficace ». Il a souligné sa participation à la plénière sur le thème « une coopération renouvelée et renforcée pour la paix et la sécurité et un engagement envers le multilatéralisme », au cours duquel il a mis l’accent sur l’environnement géopolitique mondial préoccupant et formulé des propositions pour promouvoir la paix et la sécurité en Afrique.

En marge des travaux, il a tenu des rencontres bilatérales avec le Président de la République Démocratique du Congo, le Président de la République gabonaise, le Chancelier allemand, le Président de la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Présidente de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD).

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a débuté sa communication sur les orientations du Gouvernement en matière de sécurité alimentaire, nutritionnelle et sanitaire. Il a fait observer que le Sénégal, à l’instar des autres pays du monde, est confronté à des crises sanitaires multisectorielles et à divers chocs. Ces fléaux interpellent l’État sur le dispositif mis en place pour protéger les populations contre les aléas de la vie, assurer la stabilité sociale, la paix et la santé publique, qui constituent une préoccupation constante du Gouvernement.

Le Premier Ministre a ainsi fixé des orientations précises pour l’action gouvernementale dans ce domaine, dans le cadre d’une stratégie globale et intégrée de prise en charge des missions et d’une rigoureuse harmonisation des interventions sectorielles, notamment à travers un système d’alerte précoce, une vigilance renforcée et des interventions appropriées et bien coordonnées.

Dans ce sens, il a abordé la réactualisation de la Stratégie nationale de Sécurité alimentaire et de Résilience (SNSAR) pour l’arrimer aux orientations de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Cette stratégie révisée sera opérationnalisée par le Programme d’Appui à la Sécurité alimentaire et à la Résilience (PNASAR), permettant de renforcer l’efficacité des réponses aux crises alimentaires et de refonder les approches de prévention et de gestion des crises de manière structurelle.

Le Premier Ministre a rappelé que l’ancrage institutionnel, au niveau de la Primature, de programmes et de structures de coordination vise à créer de véritables synergies pour renforcer l’impact global des politiques publiques et prévenir les chevauchements, compte tenu du caractère multidisciplinaire et multisectoriel des interventions.

Il a souligné, également, qu’au regard de la multiplicité des acteurs et de la nécessité de veiller à l’harmonisation des interventions, il convient de mettre en avant l’approche territoriale coordonnée par les autorités décentralisées et déconcentrées.

A cet effet, le Premier Ministre a adressé des instructions au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en relation avec les ministères sectoriels, pour assurer une mise en cohérence effective des politiques sectorielles avec la stratégie du Secrétariat technique du Conseil national de Sécurité alimentaire (CNSA).

Il a clos sa communication sur trois projets : la sécurisation de la liaison maritime Dakar–Gorée, l’autoroute Dakar–Tivaouane–Saint-Louis et l’Agropole Sud. Il a présenté leur état d’avancement et les contraintes constatées, avant de donner des instructions pour diligenter leur accélération. Ces projets illustrent, selon lui, la nécessité impérieuse d’aligner les procédures administratives sur le rythme et l’ambition du Plan de Redressement économique et social et de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

Le Ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines a fait une communication sur l’élaboration de la Stratégie d’Achèvement de l’Accès universel à l’Electricité à l’horizon 2029 et l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.

Le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage a présenté une communication sur la préparation de la campagne de commercialisation 2025/2026.

Le Ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire a fait une communication sur la Stratégie d’Accès des Organisations de l’Economie sociale et solidaire à la Commande publique.

Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a fait une communication sur l’organisation de la première (1ère) édition du Festival Ouest africain des Arts et de la Culture (ECOFEST).

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

. le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention relative à l’extradition entre la République du Sénégal et la République de Gambie, signée à Dakar, le 12 mars 2020 ;

. le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Commission des Achats de l’Etat.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines 

Monsieur Alioune SECK, Ingénieur Géologue, est nommé Directeur général de PETROSEN Exploitation et Production, en remplacement de Monsieur Talla GUEYE.

Au titre du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

Monsieur Souleymane DIALLO, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, est nommé Secrétaire général de l’Office national des Pupilles de la Nation (ONPN), poste vacant.

Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce

Monsieur Cheikh Moussa KANE, Titulaire d’un diplôme d’Ingénieur en Statistique Informatique appliquée et d’un Master en Suivi-Evaluation des Projets, est nommé Président du Conseil d’Administration du Laboratoire national d’Analyse et Contrôle (LANAC), en remplacement de Monsieur Abdoul SY, appelé à d’autres fonctions.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, Chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement

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Politique

Guinée-Referendum : victoire du « Oui » à 90,6% (résultats partiels)

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Les résultats partiels révèlent une forte mobilisation avec 91,4% de participation pour ce scrutin constitutionnel qui constitue une étape majeure de la transition politique guinéenne.

La Directrice générale des élections guinéenne, Mme Djenabou Touré Camara, a annoncé lundi les résultats partiels du référendum constitutionnel du 21 septembre, marqué par une victoire écrasante du « Oui » avec 90,6% des suffrages exprimés.

Sur les 6.768.458 électeurs inscrits, 4.825.292 ont participé au scrutin, soit un taux de participation de 91,4% dans les 19.454 bureaux de vote dépouillés et validés sur un total de 23.662 bureaux répartis dans 16.722 centres de vote à travers le pays.

Les résultats révèlent un soutien massif à la nouvelle Constitution avec 4. millions 19 466 voix pour le « Oui » contre 450 438 voix pour le « Non » (9,4%). Ces chiffres portent sur 200 communes des 375 que compte le pays, soit environ 53% des circonscriptions administratives.

Cette forte mobilisation et ce plébiscite marquent une étape décisive dans le processus de transition politique guinéen, bien que l’opposition ait boycotté le scrutin en contestant sa légitimité.

Le référendum constitue une étape majeure de la transition politique en Guinée. Le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, avait reçu en juin le projet de nouvelle Constitution des mains du président du Conseil national de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma. Le texte prévoit notamment un mandat présidentiel de sept ans renouvelable une fois, la création d’un Sénat et la possibilité pour Doumbouya de se présenter à la prochaine présidentielle.

Les résultats définitifs sont attendus dans les prochains jours après dépouillement de l’ensemble des bureaux de vote.

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Politique

Mali : l’ex-Premier ministre Choguel Maïga placé sous mandat de dépôt

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L’ancien Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a été placé mardi sous mandat de dépôt par la chambre d’instruction de la Cour suprême, après une semaine de garde à vue au Pôle national économique et financier de Bamako.

Selon son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, cette mesure intervient après une audition le 1er août et plusieurs jours d’investigations dans le cadre d’une enquête pour atteinte aux biens publics, portant notamment sur la gestion du Fonds d’accès universel (AGEFAU) et des finances de la Primature.

L’ancien chef du gouvernement, qui affirme rester « serein », estime qu’« un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ». Il se dit toutefois soulagé que son ancien directeur de cabinet, le Professeur Issiaka Ahmadou Singaré, 80 ans, soit poursuivi sans être placé en détention.

Avant son incarcération, Choguel Maïga avait déjà été entendu par les enquêteurs, puis placé en garde à vue le 12 août avec plusieurs de ses anciens collaborateurs, dont Singaré et trois ex-directeurs administratifs et financiers de la Primature.

L’affaire trouve son origine dans un rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG), qui pointe des irrégularités financières, notamment des frais de mission jugés excessifs — jusqu’à 15 millions FCFA pour une cérémonie d’une journée — et des dépenses non justifiées dans la gestion de l’AGEFAU.

Maïga, qui avait été limogé en novembre 2024 après des critiques contre la prolongation de la transition par les militaires, est désormais au centre d’un dossier judiciaire sensible mêlant finances publiques et gouvernance.

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