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Bon Coin

Chronique du jour : la mort de la démocratie racontée aux enfants nés en 2012

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Chers enfants, vous êtes nés en 2012, une année mémorable, entre joies, peines, espoirs et  désespoirs. Une année de lutte, de combat acharné pour la liberté et la démocratie. Chers enfants, vous êtes venus au monde avec le sourire éclairant le soir d’une rude journée. Le Sénégal venait de perdre l’un de ses vaillants et valeureux fils qui ont dignement versé leur sang pour vous offrir un avenir prospère. Mamadou Diop, Mamadou, Bana Ndiaye et tant d’autres sont partis le visage illuminé, respirant la fierté d’un soldat tombé dans un champ de bataille après voir sauver son peuple.

Ils sont partis où ?

Au ciel ! Là-haut. Espérant vous laissez assez d’espoir pour vivre  et grandir dans une nation libre. Ils se sont sacrifiés pour que vous puissiez demeurer dans un pays de droit, de justice  et de dignité humaine.

Chers enfants, vous avez aujourd’hui 9 ans. Nous avions célébré votre naissance en fanfare au même titre que la démocratie nouvelle. Ce jour-là le soleil, sous un jour radieux, s’est levé plus tôt que prévu, en célébrant à sa « Une » le chantre de la démocratie. Le PEUPLE ! Alors que vos tympans étaient si frêles, vous aviez entendu les cris à gorge déployée de vos parents. C’était des cris de joie de victoire démocratique hautement acquise. C’était aussi des cris de soulagement. Vos yeux et ceux de vos parents pétillaient de joie.

Chers enfants, l’espoir était si grand que vos premiers petits pas laissaient entendre le son de la justice et de l’équité sociale. C’est comme si une nouvelle nation venait de naitre. Tout était devenu subitement transparent. Le vent sahélien habituellement sec, avec une douceur inexpliquée commençait à balayer petit à petit la corruption, les malversations, l’impunité et le clientélisme. C’était trop beau pour être vrai. Pourtant, nous avions toutes les raisons d’y croire.

Chers enfants, certains d’entre vous ont eu la chance d’aller à l’école. Vous avez appris à ramper, à marcher et à parler. C’est parce que vos parents n’ont pas trahi le pacte parental. Tout le contraire pour votre sœur jumelle, DEMOCRATIE. Elle a été abandonnée dès les premières années de sa naissance. Ses parents adoptifs qui devaient la protéger l’ont bâillonnée. Elle est orpheline ! Son intime sacralité est violée par des démo-pédophiles égocentriques qui se contre-fichent de son avenir.

Chers enfants, si la démocratie était protégée, elle aurait eu 9 ans cette année. Le même âge que vous. Mais elle serait plus mature. Elle aurait permis des élections libres et transparentes, un Etat juste et équitable. Elle aurait permis de construire une société vertueuse et éclairée qui se démènera pour votre avenir. Cette démocratie, si elle avait pris le temps de grandir, elle vous aurez autorisé à avoir des écoles et des universités d’excellence. Elle aurait le pouvoir d’instaurer une économie prospère qui aurait permis à chaque citoyen de vivre dignement.  Malheureusement pour vous chers enfants. La démocratie n’a pas survécu aux tortures !

ELLE EST MORTE HIER SOIR !  

Ngagne Demba Fall

Journaliste et écrivain

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9 Comments

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Chronique : L’Etat, les tarikhas, le leg et la liberté d’expression

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« Le talent vient de Dieu. Si on vous en a donné, alors valorisez-le, cultivez-le, travaillez-le et développez-le. » Denzel Washington

L’Etat, les tarikhas, le leg et la liberté d’expression sont trois éléments sacrés au Sénégal qui ne peuvent cohabiter que sous le sceau du respect mutuel, et dans un espace où le moindre écart ne peut être toléré. Il y va d’une co-responsabilité qui en appelle à une attitude d’engagement collectif par rapport aux limites de chacun.

Dans le choc des différences, seul le respect tient à équidistance les ardeurs et velléités multiformes. L’Etat, garant de l’observation stricte du respect des règles, ne peut se soustraire à l’exemplarité par acte et la parole. La responsabilité administrative publique encadre la liberté d’expression par un compromis que certains assimilent à un devoir de réserve.

Dans tous les cas, elle limite le champ d’expression. Si tenté qu’on puisse être, il ne peut être exprimé tout ce qui est pensé. Non pas par crainte coercitive ou répressive, mais pour la réduction de perspectives de potentiels heurts sociaux, culturels, confrériques ou inter-religieux.  Ainsi arrive le leg socioculturel et religieux dont la valeur patrimoniale est inestimable. Il donne le sentiment d’une richesse intrinsèquement liée à l’âme des dépositaires que nous sommes.

Qui y touche, touche tous les sénégalais parce qu’il agresse chacun de nous dans notre fort intérieur, met en danger la cohésion sociale dont les soubassements reposent justement sur ce respect susmentionné transmis de génération en génération. Il faut en être conscient et comprendre que le Sénégal reste un pays unique, assez unique pour fonctionner sur la base d’un mode de gestion unique.

Sa stabilité et sa démocratie  ne sont pas miraculeuses et fortuites, mais relèvent de la culture et de la pérennité de certaines valeurs fondamentales d’horizons divers, versées toutes dans le panier de la cohésion sociale. Ce panier, que tout le monde regarde avec fierté et amour, nourrit les esprits d’une ouverture exceptionnelle. L’acception de l’autre par le respect de ce qui lui appartient, de ce qu’il est et de ce qu’il respecte. Le respect des autres est le respect de soi, parce que le respect de soi permet d’en avoir pour les autres.

L’irrespect ou encore le mépris religieux, de quelque nature que ce soit, ne saurait prospérer au Sénégal. La cohésion sociale est le plus grand trésor que les familles religieuses musulmanes, chrétiennes et nos aïeux nous ont confiée, sous l’accompagnement de l’Etat. 

Nous ne devons négliger et encore moins salir ce qu’eux et leurs successeurs ont eu la générosité de nous transmettre. Que les lueurs de ces illustres érudits éclairent encore nos chemins et nous guident toujours vers l’unité, la paix et l’amour des uns envers les autres. Que Dieu bénisse le Sénégal !

Cheikh Mbacké SENE

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Ouverture des candidatures pour le Prix africain de l’alimentation 2022

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Le Comité du Prix africain de l’alimentation a le plaisir d’annoncer le lancement des nominations pour l’édition 2022 du Prix africain de l’alimentation. Le Prix africain de l’alimentation est le prix le plus prestigieux récompensant une personne ou une institution exceptionnelle qui mène l’effort pour changer la réalité de l’agriculture en Afrique – de la lutte pour la survie à une activité prospère.  

Les partenaires financiers, l’AGRA et l’UPL, invitent les organisations, les institutions et les entreprises qui ont créé des opportunités pour les agriculteurs africains afin qu’ils puissent tirer des moyens de subsistance viables de leur commerce à proposer des nominations. Les critères de nomination, la procédure et la demande en ligne sont disponibles à l’adresse suivante www.africafoodprize.org/nominate. Les candidatures seront clôturées le lundi 16 mai 2022.

Le prestigieux prix de 100 000 dollars américains met en lumière des initiatives audacieuses et des innovations techniques qui peuvent être reproduites sur tout le continent afin de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains.

Les lauréats seront sélectionnés par le comité du Prix africain de l’alimentation dirigé par S.E. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, et seront annoncés lors du Sommet AGRF 2022 qui se tiendra à Kigali, au Rwanda, en septembre.

 « Le Prix africain de l’alimentation rend hommage aux Africains qui prennent en main le programme agricole de l’Afrique afin de créer des richesses et des emplois pour le continent, son économie et ses habitants », a déclaré S.E. Obasanjo.

En 2021, des centaines de candidatures solides ont été reçues et, après une évaluation rigoureuse, le prix a été attribué à l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides(ICRISAT) pour son travail qui a amélioré la sécurité alimentaire dans 13 pays d’Afrique sub-saharienne. Entre 2007 et 2019, l’ICRISAT a dirigé une collaboration de partenaires pour mettre en œuvre le projet de légumineuses tropicales.

Le projet, entrepris en collaboration avec le Centre International d’Agriculture tropicale (CIAT) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), a permis de mettre au point 266 variétés améliorées de légumineuses et près d’un demi-million de tonnes de semences pour toute une série de cultures de légumineuses, notamment le niébé, le pois cajan, le pois chiche, le haricot commun, l’arachide et le soja. Ces nouvelles variétés ont aidé plus de 25 millions de propriétaires de petites exploitations agricoles à devenir plus résistants au changement climatique, ainsi qu’aux épidémies de parasites et de maladies.

À propos du Prix africain de l’alimentation

Doté de 100 000 dollars, le Prix africain de l’alimentation rend hommage aux Africains qui prennent en main le programme agricole du continent. Il met en lumière des initiatives audacieuses et des innovations techniques qui peuvent être reproduites sur tout le continent afin de créer une nouvelle ère de sécurité alimentaire et d’opportunités économiques pour tous les Africains. Les lauréats sont sélectionnés par un jury indépendant composé d’éminents experts de l’agriculture africaine, présidé par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Le Prix africain de l’alimentation  a débuté sous le nom de Prix Yara, créé par Yara en 2005. Il a été déplacé en Afrique et rebaptisé  « Prix africain de l’alimentation » en 2016. Pour en savoir plus, consultez le site africafoodprize.org.  

Contacts

Pour plus d’informations sur le Prix et la procédure de nomination, veuillez contacter le Secrétariat du Prix africain de l’alimentation à l’adresse suivante : info@africafoodprize.org

Pour les demandes de renseignements pour les médias, veuillez contacter Rebecca Weaver, directrice par intérim des communications de l’AGRA, à l’adresse suivante : rweaver@agra.org

Notes aux éditeurs

Tous les documents de presse relatifs à l’ouverture des nominations pour le Prix africain de l’alimentation peuvent être consultés à l’adresse suivante : www.africafoodprize.org. Vous pouvez suivre les échanges sur Twitter à l’adresse suivante @AfriFoodPrize et partager du contenu en utilisant  #AfricaFoodPrize.

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Hommage à Youssoupha Ndiaye, membre d’honneur du CIO

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Youssoupha Ndiaye a été membre du CIO de 2002 à 2008 et a présidé la commission d’éthique de 2007 à 2017. Il a également été membre de la commission juridique de 2002 à 2015.

Homme de loi, Youssoupha Ndiaye a commencé sa carrière comme juge avant de devenir président du Tribunal de Dakar (1976-1984). Il a ensuite occupé certaines des plus hautes fonctions au sein du système judiciaire sénégalais. M. Ndiaye a été membre du Conseil supérieur de la magistrature (1976-1984), secrétaire général de la Cour suprême, premier président de la Cour d’appel (1991-1992) et de la Cour de cassation (1992-1993), et président du Conseil constitutionnel (1993-2002). Il a également été ministre d’État, ministre des Sports de 2002 à 2005.

Youssoupha Ndiaye était un passionné de football. Il a joué avec l’Union sportive de Gorée et l’équipe de Saint-Louis, et a remporté une médaille d’or aux Jeux de l’Amitié de Dakar en 1963. Son engagement pour le football s’est poursuivi au niveau administratif tout au long de sa carrière. En tant que président de la Fédération sénégalaise de football, M. Ndiaye a contribué à la réorganisation, à la gestion et au développement du football au Sénégal.

Témoignages

« Youssoupha Ndiaye a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes complexes de la commission d’éthique du CIO. Il a été un remarquable président de commission, et sa loyauté sans faille et ses conseils avisés ont permis au CIO de prendre des décisions essentielles et de renforcer la crédibilité du Mouvement olympique. M. Ndiaye était un homme d’une intégrité irréprochable avec qui j’ai travaillé pendant de nombreuses années au sein de la commission des affaires juridiques. Personnellement, je perds un ami d’une grande sagesse dont les conseils ont toujours été très précieux pour moi et pour l’ensemble du CIO ».Le président du CIO, Thomas Bach

« Sous la direction de M. Ndiaye, le statut et le règlement de procédure ont été considérablement améliorés, renforçant ainsi l’indépendance de la commission d’éthique du CIO. Sa sagesse a été un atout précieux pour mettre en place des normes élevées de bonne gouvernance au sein du Mouvement olympique ».Président de la commission d’éthique du CIO, S.E. M. Ban Ki-moon

RIP Youssoupha Ndiaye

Avec pressoffice@olympic.org 

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